CDH33 - Dialogue interactif avec l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine.

Retrouvez l’intervention de la France prononcée le 28 septembre 2016 lors du Dialogue interactif avec l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine.

33ème session du Conseil des droits de l’homme
Dialogue interactif avec l’experte indépendante
sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine
(mercredi 28 septembre 2016)


Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Elle remercie l’experte indépendante pour la présentation de son rapport oral et pour son engagement sans relâche pour l’amélioration de la situation des droits de l’Homme en RCA.

La prise en compte des droits de l’Homme est essentielle pour permettre une stabilisation durable du pays. Dans ce contexte, et en complémentarité avec la division droits de l’Homme de la MINUSCA, l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine joue un rôle essentiel de suivi. C’est pourquoi la France soutient le renouvellement pour un an de son mandat.

Des violations graves des droits de l’Homme continuent d’être commises à l’encontre des populations civiles, notamment du fait de la présence persistante des groupes armés.

Les violences qui ont éclaté ces derniers mois à Bangui et dans tout le pays doivent nous inciter à la plus grande vigilance. La France condamne les attaques perpétrées par les groupes armés.

Nous réaffirmons tout notre soutien à la MINUSCA dans la mise en œuvre de son mandat de stabilisation de la République centrafricaine.
La coopération entre les autorités centrafricaines et la Minusca est essentielle pour garantir la protection des civils et la sécurité des acteurs humanitaires et d’une façon générale pour parvenir à une amélioration de la situation sécuritaire, elle-même indispensable à la consolidation de l’Etat et à l’amélioration de la situation des droits de l’Homme.

Les autorités élues doivent s’engager de façon déterminée pour mener à bien le processus de relèvement du pays. En cette période cruciale, notre mobilisation collective pour les appuyer dans cette tâche est essentielle.
Les défis et les programmes à mener, sont nombreux, afin de répondre aux attentes exprimées par la population centrafricaine et pour s’attaquer aux racines du conflit dans le pays.

Sur ce chemin, les efforts pour lutter contre l’impunité sont essentiels. Tous les auteurs de violations des droits de l’Homme doivent répondre de leurs actes devant la justice. Car sans justice, il n’y a pas de paix durable. La Cour pénale spéciale doit donc débuter ses travaux sans tarder et l’ensemble de la chaîne pénale et pénitentiaire doit être rétablie dans le pays.

La France appelle également les autorités centrafricaines à accélérer le redéploiement de l’autorité de l’Etat, sur l’ensemble du territoire, pour permettre la stabilisation durable du pays.

La poursuite des efforts engagés concernant les chantiers de la réconciliation, du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration, ainsi que de la réforme des secteurs de sécurité, est également essentielle.

Madame l’experte indépendante,
Quelles sont vos recommandations sur les mesures prioritaires que devrait prendre le gouvernement afin de favoriser un processus de réconciliation inclusif ?

Je vous remercie./.

publié le 28/09/2016

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