Conseil des droits de l’Homme - débat général

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Débat général (point 4)

Intervention de la France - Mardi 14 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Haut-Commissaire,

La France s’associe à la déclaration de l’UE, et souhaite faire part de certaines préoccupations spécifiques qui touchent à la fois la situation des civils dans les conflits armés ou dans les zones de crises, la situation des défenseurs des droits ou encore le recours à la peine de mort.

(1) Dans les conflits armés, les civils sont victimes de violations systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Je ne citerai que deux cas qui sont dramatiquement d’actualité : en Syrie, nous exigeons que le régime ne prenne plus les civils pour cibles. Au Yémen, nous appelons toutes les parties à respecter les droits de l’Homme et le droit international humanitaire.

(2) Les violations des droits de l’Homme ne se limitent toutefois pas aux pays en guerre, qu’il s’agisse de violations systématiques des libertés fondamentales, comme en Corée du Nord, ou de situations politiques très dégradées comme au Burundi, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.

Nous sommes aussi préoccupés par les exactions menées par des groupes armés contre les populations civiles comme dans les pays du bassin du Lac Tchad. Enfin, la lutte contre le terrorisme doit être menée dans le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, je pense notamment à l’Egypte.

(3) La France est aussi très inquiète des atteintes et des menaces qui pèsent sur la société civile et les activités des défenseurs des droits, notamment en Chine, en Russie, en Turquie, et au Venezuela. Loin des projecteurs qui suivent les zones de guerre, ils ne doivent pas être oubliés.

(4) Je voudrais enfin rappeler notre profonde préoccupation quant au recours persistant à la peine de mort, notamment en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Irak, et aux Etats-Unis, ou à la reprise des exécutions au Nigéria, à Bahreïn, au Koweït ou en Jordanie. La France est également préoccupée par l’augmentation du nombre des victimes des exécutions extrajudiciaires aux Philippines.

Nous continuerons enfin à agir de façon déterminée pour faire respecter l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements.

Je vous remercie./.

publié le 15/03/2017

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