Dialogue sur la situation des droits de l’Homme en RCA

34ème session du Conseil des droits de l’homme

Dialogue interactif avec l’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine

Intervention de la France - Mardi 21 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne.

Elle remercie l’experte indépendante pour la présentation de son rapport oral et pour son engagement sans relâche pour l’amélioration de la situation des droits de l’Homme en RCA.

La France salue la volonté des autorités démocratiquement élues de RCA à agir pour la réconciliation et pour mettre un terme à l’impunité, en cohérence avec les conclusions du Forum de Bangui et le Pacte républicain. Cela suppose de prendre de nombreuses mesures afin de répondre aux attentes exprimées par la population centrafricaine.

Mais les défis demeurent considérables sur le terrain, à commencer par la situation sécuritaire.

La France est très préoccupée par la poursuite des affrontements entre groupes armés, qui sont animés par une logique criminelle de prédation, de contrôle des territoires et des ressources. Elle condamne fermement ces violences et appelle l’ensemble des groupes armés à cesser les hostilités et à rejoindre le processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) conduit par les autorités centrafricaines.
Dans ce contexte, la protection des civils reste une priorité, et l’action récente de la MINUSCA dans la région de Bambari doit être saluée et encouragée.

La France rappelle que tous les responsables de violences et de violations des droits de l’Homme devront en répondre devant la justice : c’est une étape essentielle à la réconciliation et à une paix durable.

Pour répondre à l’ampleur de la tâche de reconstruction de la RCA, l’appui et la coordination de la communauté internationale restent essentiels. La France salue les engagements pris lors de la conférence des bailleurs organisée à Bruxelles le 17 novembre dernier.

Madame l’experte indépendante,

Quelles mesures additionnelles aux travaux de la Cour pénale spéciale peuvent être mises en place afin que les responsables de violations soient jugés ?

Soyez assurée que la France continuera de soutenir le processus de reconstruction des institutions publiques centrafricaines et de rétablissement de l’Etat de droit.

Je vous remercie./.

publié le 21/03/2017

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