Groupe de travail sur les détentions arbitraires

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme (HCDH) a organisé ce lundi 28 novembre, avec le soutien de la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies à Genève, un événement d’une journée pour commémorer le 25ème anniversaire du Groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme Mr. Zeid Ra’ad Al-Hussein, le Président du Conseil des droits de l’Homme S.E. Ambassadeur Choi Kyonglim, et S.E. Ambassadeur Elisabeth Laurin, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies à Genève et des organisations internationales en Suisse, ont délivré des remarques introduites.

L’Ambassadeur Elisabeth Laurin a tout d’abord salué « l’engagement de tous pour faire vivre ce mandat, l’un des plus anciens en matière de protection des droits de l’Homme », et « les experts qui composent ce groupe et qui travaillent avec rigueur et sans relâche pour l’accomplissement de leur tâche ».

La France est engagée dans la lutte contre la détention arbitraire, thématique qu’elle a porté en proposant en 1991, à la Commission des droits de l’Homme, une résolution créant le mandat de groupe de travail sur les détentions arbitraires.

« Le phénomène de détention arbitraires ne connait pas de frontières. Il ne se retrouve pas uniquement dans les zones de conflits (l’exemple le plus dramatique étant la Syrie), les zones en crise où les violations sont flagrantes. »

« Chaque année, des milliers de personnes sont arbitrairement détenues pour avoir exercé leurs droits fondamentaux ».

La pratique des détentions arbitraires, particulièrement répandue dans le monde, est contraire aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Par ailleurs, le phénomène de détention arbitraire expose souvent la victime à d’autres violations des droits de l’Homme telles que la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants ; les exécutions extrajudiciaires ou encore les disparitions forcées.

La France soutient le travail délivré en toute indépendance et impartialité par le groupe de travail sur les détentions arbitraires. Elle restera mobilisée pour la protection des droits de l’Homme, et pour la lutte contre la détention arbitraire.

publié le 02/12/2016

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