Journée internationale des victimes de disparition forcée (30/08/2016).

A l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, la Représentation permanente de la France auprès de l’ONU à Genève rend hommage aux victimes de ce crime grave partout dans le monde.

Nos pensées vont d’abord à l’épreuve que subissent les populations en Syrie. De nombreux rapports dénoncent cette situation dramatique dont ceux de la Commission d’enquête internationale, qui a évoqué le recours systématique aux disparitions forcées par le régime de Bachar El Assad. Nous pensons également à la situation particulièrement préoccupante en Corée du Nord.

Les disparitions forcées ne constituent malheureusement pas un crime du passé. Avec la multiplication des crises, nous assistons aujourd’hui à une recrudescence de ce crime. Selon le dernier rapport du Groupe de travail sur les disparitions forcées de juillet 2016, 55.273 personnes ont été signalées disparues depuis 1980.

La France réaffirme sa détermination à lutter contre l’impunité et à défendre les victimes de ces graves violations des droits de l’Homme qui sont inacceptables.

La France est depuis longtemps pleinement mobilisée dans la lutte contre les disparitions forcées. Elle a été à l’initiative de la 1ère résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en 1978 sur ce thème.

Au sein du Conseil des droits de l‘Homme, la France porte tous les 3 ans une résolution pour reconduire le mandat du groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

La France appelle les Etats qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et à reconnaître la compétence du Comité des disparitions forcées. La convention est un véritable instrument de lutte contre les disparitions forcées.
La France continuera de mener une campagne internationale pour son universalisation.

publié le 30/08/2016

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