Les précurseurs

Droits de l’Homme, paix et Société des Nations : les précurseurs

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- L’abbé de Saint Pierre

JPEGÉcrivain, diplomate et académicien français, Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, plus connu sous le nom d’abbé de Saint Pierre, a théorisé la paix universelle entre les Nations.

Né en 1658 à Saint-Pierre-Eglise, l’abbé de Saint Pierre a conçu un Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe en 1713. Ce projet influencera grandement Jean-Jacques Rousseau et porte les germes de deux organisations qui verront le jour 2 siècles plus tard : la Société des Nations et l’Organisation des Nations unies.

Mort à Paris en 1743, l’abbé de Saint Pierre est considéré comme un précurseur du siècle des Lumières.

- Jean-Jacques Rousseau

JPEGPhilosophe de la liberté et des droits de l’Homme que Genève et la France ont en partage.

Né en 1712 à Genève, Jean-Jacques Rousseau a profondément changé notre vision du monde et de l’Homme, notre conception de la vie en société, et même les rapports entre les Nations.

Le Contrat social, de l’Emile et de la Nouvelle Héloïse sont à la source de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui demeure le fondement de la République française, et l’expression de nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de respect des droits de l’Homme.

La pensée de Rousseau a également contribué à la formation de l’humanisme genevois, cet « esprit de Genève », à l’origine du droit humanitaire et des Nations Unies. Cette tradition d’humanisme, de paix et de tolérance vaut à Genève d’être aujourd’hui la capitale internationale des Droits de l’Homme, en accueillant notamment le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies.

Jean-Jacques Rousseau est mort en 1794. Il repose aujourd’hui au Panthéon des grands hommes, à Paris.

- Victor Hugo

JPEGNé en 1802 à Besançon et mort en 1885 à Paris.

Homme politique engagé, Victor Hugo a prononcé de nombreux discours qui annoncent les progrès sociaux du siècle suivant. Son combat pour l’abolition de la peine capitale est inscrit dans plusieurs discours prononcés au parlement et dans Le dernier jour d’un condamné, roman inspiré des exécutions de condamnés à mort tenues en place publique à Paris.

Victor Hugo s’est également engagé pour les droits des femmes et le suffrage universel (« Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme. »), la lutte contre la misère, l’abolition de l’esclavage...

Il reste aujourd’hui l’une des figures les plus marquantes du XIXème siècle et du combat pour les droits de l’Homme.

- Léon Bourgeois

JPEGHomme politique français né à Paris en 1851, grande figure de la IIIème République, Léon Bourgeois est considéré comme le père spirituel de la Société des Nations dont il a été le premier président en 1920. C’est pour son rôle déterminant dans la création de cette organisation ayant préfiguré l’ONU qu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1920.

Léon Bourgeois est mort en 1925.

- Aristide Briand

JPEGHomme politique et diplomate français né en 1862, Aristide Briand a été ministre des Affaires étrangères à plusieurs reprises. C’est à ce poste qu’il a reçu le prix Nobel de la paix en 1926, avec son homologue allemand Gustav Stresemann, pour son oeuvre de réconciliation avec l’Allemagne.

Le pacte Briand-Kellogg de 1928 qui met la guerre hors-la-loi , signé avec son homologue américain, illustre également l’engagement d’Aristide Briand pour la paix entre les Nations.

Aristide Briand s’est éteint en 1932 à Paris.

- Stéphane Hessel

JPEGStéphane Hessel, homme engagé et immense figure des droits de l’Homme, s’est éteint le 27 février 2013.

Né en 1917 à Berlin et naturalisé français 20 ans plus tard, Stéphane Hessel incarne le combat pour les droits de l’Homme. Secrétaire de la Commission des droits de l’Homme en 1948, il est l’un des artisans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Toute sa vie a été consacrée à la défense de la dignité humaine.

Stéphane Hessel demeure une figure marquante à Genève, capitale mondiale des droits de l’Homme, depuis son passage comme Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations unies entre 1977 et 1981. Revenant régulièrement à Genève, il avait notamment participé en 2009 à une conférence débat sur "L’intraitable diversité du monde : Adresse à l’universalité" en compagnie d’Edouard Glissant.

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU lui a rendu hommage dès l’annonce de son décès en observant une minute de silence. Son Président a rappelé l’immense héritage de cette "figure monumentale des droits de l’Homme".

publié le 05/07/2013

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