Lutte contre le VIH/sida - Partenariat ONUSIDA/ORANGE France (08/03/2016)

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’entreprise ORANGE France ont signé le 8 mars une convention de partenariat pour développer un outil simple et innovant dans la lutte contre le VIH/sida.

Dr Raymonde GOUDOU COFFIE, Ministre de la Santé et de l'Hygiène publique de Côte d'Ivoire ; Michel SIDIBE, Directeur Exécutif ONUSIDA ; Thierry SOUCHE, Directeur Exécutif et Senior Vice‐Président, Orange Labs Produits & Services' ; Elisabeth LAURIN, Ambassadeur. - JPEG

Cérémonie de signature en présence du Dr Raymonde GOUDOU COFFIE, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire ; Michel SIDIBE, Directeur Exécutif ONUSIDA ; Thierry SOUCHE, Directeur Exécutif et Senior Vice‐Président, Orange Labs Produits & Services’ ; Elisabeth LAURIN, Ambassadeur.


Cet outil est destiné à collecter des données épidémiologiques sur le VIH/Sida et accélérer la riposte grâce à la téléphonie mobile. Il permettra notamment aux administrations de santé d’envoyer des messages type SMS ou vocaux aux patients pour le suivi de leur traitement, de répondre à leur questionnements sur le traitement ou la maladie et de recevoir leurs réponses à des questionnaires simples visant à évaluer la perception des utilisateurs sur la qualité des services, la qualité de vie, l’adhérence, les effets secondaires, la charge virale, la discrimination... Cet outil est particulièrement adapté aux pays multilingues puisque tous les échanges peuvent se faire de manière vocale.

La phase expérimentale du projet commencera à Abidjan dans le courant du mois de mars 2016. La Cote d’Ivoire est très impliquée dans la lutte contre le VIH /Sida et ce pays s’est engagé à descendre en dessous de 1% de contamination par le VIH en 2020. Le maire d’Abidjan est parmi les signataires de la « Déclaration de Paris », par laquelle il s’engage à accélérer la riposte pour mettre fin au VIH/sida.

L’entreprise Orange a déjà collaboré avec les autorités sanitaires ivoiriennes lors de l’épidémie d’Ebola, en leur offrant la possibilité d’informer les populations les plus reculées sur l’épidémie grâce à la téléphonie mobile.

Cet outil doit responsabiliser le patient pour en faire un véritable partenaire, mais aussi améliorer la qualité des services de santé et les données collectées pour l’aide à la décision. Ainsi, grâce à cet outil, un médecin pourra interagir directement avec ses patients et leur rappeler des dates de rendez-vous, des résultats des analyses biologiques, ou faire passer des messages de prévention et répondre à leurs questions.

A terme et en fonction des résultats de la phase expérimentale, ce projet pensé pour répondre aux besoins de l’Afrique francophone, pourra être adapté pour être étendu à une plus grande échelle.

publié le 15/03/2016

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