Mobilisation pour lutter contre les disparitions forcées

1ère Conférence des Etats Parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contres les disparitions forcées
1ère Conférence des Etats Parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contres les disparitions forcées
1ère Conférence des Etats Parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contres les disparitions forcées
1ère Conférence des Etats Parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contres les disparitions forcées

La première Conférence des Etats parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées s’est déroulée le 19 décembre 2016 au Palais des Nations à Genève.

Cette réunion a marqué l’engagement des Etats parties à maintenir leur mobilisation pour combattre cette violation grave des droits de l’Homme, aujourd’hui répandue dans de nombreuses parties du monde.

L’Ambassadeur Elisabeth Laurin, Représentant Permanent de la France auprès des Nations Unies à Genève et autres organisations internationales en Suisse a co-présidé la Conférence aux côtés du Représentant spécial de l’Argentine pour les droits de l’Homme Leandro Despouy.

En ouverture de la Conférence, l’Ambassadeur Laurin a salué la mémoire de toutes les victimes de disparitions forcées et rendu hommage « à toutes les personnes courageuses, notamment les familles des disparus, qui, qui au cœur de la détresse, ne se sont pas résignés et ont plaidé pour que les Nations unies se saisissent de la question ».

« La lutte contre les disparitions forcées, c’est d’abord un combat juridique contre le temps qui passe » et « pour le droit de savoir la vérité » a rappelé l’Ambassadeur, en citant l’ancien membre éminent de la sous-commission des droits de l’homme de l’ONU Louis Joinet.

La Convention a défini pour la première fois ce crime, longtemps resté sans nom mais elle a également consacré le droit des victimes et de leurs proches à connaitre la vérité et à recevoir une réparation.

Dans son intervention, Thomas Wagner, Représentant Permanent Adjoint de la France, a indiqué que l’existence d’un comité spécialisé, gardien indépendant d’une convention à la vocation universelle, était nécessaire pour garantir la pleine efficacité du traité.

La France salue la décision prise par la Conférence des parties de maintenir le Comité sur les disparitions forcées comme organe de suivi de la Convention.
Le Comité sur les disparitions forcées a indéniablement contribué aux succès enregistrés depuis l’entrée en vigueur de la Convention, en faisant connaître les outils de prévention et de protection qu’elle contient.

Le travail de ce Comité est indispensable, afin que la lutte contre les disparitions forcées continue d’être prioritaire, et que la mise en œuvre de la convention soit effective.

Cette conférence marque une nouvelle mobilisation des Etats en faveur de la ratification universelle de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

publié le 06/01/2017

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