Réunion avec le Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel

Cette mission a organisé le 22 octobre la quatrième réunion des Amis du Sahel, autour de M. Robert Piper, coordonnateur régional humanitaire pour le Sahel.

A l’occasion de cette réunion, présidée par le Représentant adjoint de cette mission, en présence des principaux donateurs, M. Piper a fait passer trois messages principaux :

- La région est toujours dans une situation de crise alimentaire : 11 millions de personnes se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire (contre 18 millions lors de la crise de 2012). 5 millions d’enfants sont dans une situation de malnutrition sévère.

Les populations ne se sont pas encore remises des chocs subis l’année dernière, notamment parce que le prix des céréales est très élevé (40 à 60% de plus que la moyenne). Le prix du bétail, en revanche, reste très bas.

- Les financements pour la réponse humanitaire au Sahel ont augmenté. M. Piper a remercié les donateurs car l’appel humanitaire pour le Sahel, qui s’élève à 1,7 Mds USD est désormais financé à hauteur de 50% (contre 28% en mai dernier). En outre, les financements sont davantage équilibrés entre les différents secteurs d’activités, même si ceux de la santé et de l’eau et de l’assainissement restent sous-financés (respectivement 22 et 31%).

Néanmoins, un nombre important de contributions annoncées pour le Sahel sont faites hors CAP.

Parmi les principaux résultats obtenus cette année, M. Piper a indiqué que 4,6 millions de personnes avaient reçu une assistance alimentaire, 2 millions d’agriculteurs avaient également reçu une aide, 1,2 millions d’enfants avaient été vaccinés.

- Le Mali demeure le pays où la situation est la plus préoccupante. Pour 2014, le BCAH estime que 3,5 millions de personnes se trouveront dans une situation d’insécurité alimentaire ; 210.000 enfants dans une situation de malnutrition sévère. L’ouverture des écoles à l’occasion de la rentrée scolaire cette semaine allait constituer un test pour le retour des déplacés. 150.000 d’entre eux étaient déjà rentrés au nord. S’agissant des réfugies, M. Piper préconise une stratégie de moyen terme, car ceux-ci ne rentreront pas aussi rapidement que les déplacés.

L’appel humanitaire pour le Mali n’est financé qu’à hauteur de 40%.

publié le 23/03/2015

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