Signature d’un accord de don France-OMS

Signature de l’Accord de don avec l’OMS
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Intervention de l’Ambassadeur Nicolas Niemtchinow, Représentant permanent de la France auprès de l’ONU à Genève et des organisations internationales en Suisse
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(Genève, 7 juillet 2014)
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Dr Nuttall,

Dr Fuchs,

Nous sommes très heureux, l’Ambassadeur Jean-Hugues Simon-Michel et moi-même, de vous accueillir à la Mission de la France pour célébrer la signature d’un accord de don entre la France et l’OMS.

Nous avons pris l’initiative d’organiser cette cérémonie pour marquer cette nouvelle étape de notre collaboration avec l’OMS et plus particulièrement avec le Bureau de Lyon. Je souhaite en effet profiter de votre présence pour vous dire toute l’importance que nous accordons à notre relation bilatérale. La France et l’OMS partagent une vision commune de la santé internationale ainsi qu’un grand nombre de priorités. Nous ne pouvons que nous féliciter du dialogue étroit que nous entretenons avec l’OMS sur toutes ces problématiques, comme la tenue récente de la réunion bilatérale France-Oms, puis celle, statutaire du bureau de Lyon la semaine dernière l’ont illustré, et c’est l’occasion aujourd’hui pour moi de vous en remercier.

Le financement de deux projets menés par le Bureau de Lyon de l’OMS est un engagement fort que la France souhaite mettre en valeur pour plusieurs raisons :
-  Il met en avant et renforce le Règlement sanitaire international (RSI), qui est l’une des plus grandes réalisations de l’OMS, et il accélère sa mise en œuvre, ce qui constitue une priorité stratégique de la France, à un moment où les crises épidémiques se multiplient (Ebola, Coronavirus du Moyen Orient).. Le renforcement des capacités des pays à cette fin, en particulier des pays francophones en ce qui concerne ces deux projets, revête donc un caractère fondamental ;
-  Cette contribution de 200 000 € constitue également un signe fort dans le contexte budgétaire actuel. C’est une nouvelle illustration de l’engagement financier pérenne de l’Etat français envers l’OMS et le Bureau de Lyon.

La sécurité sanitaire internationale fait donc bien partie des priorités de notre pays. La sûreté biologique en est bien évidemment une condition fondamentale. On touche là au cœur du domaine de compétences de l’Ambassadeur Jean-Hughes Simon-Michel à qui je laisse donc la parole pour évoquer plus en détails les deux projets que nous célébrons aujourd’hui.

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Intervention de l’Ambassadeur Jean-Hugues Simon-Michel, Représentant permanent de la France auprès de la Conférence du Désarmement
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Je suis très heureux de pouvoir m’associer à la signature de cet accord de don entre la France et l’OMS. Ma présence lors de cette cérémonie témoigne d’une autre facette importante de ce projet, dont la mise en œuvre se traduira également par un impact positif dans le domaine de la sécurité.

Les capacités et méthodes de détection et d’alerte précoce sont en effet déterminantes pour maîtriser les conséquences de l’apparition d’une épidémie d’origine naturelle : les événements récents en Afrique de l’Ouest l’ont encore rappelé. Elles se révèleraient également cruciales dans l’éventualité de l’apparition d’une épidémie d’origine intentionnelle.

L’importance de cette double approche, à la fois sanitaire et sécuritaire, est reconnue depuis longtemps dans le cadre de la Convention d’interdiction des armes biologiques et à toxines, mais également dans le cadre du programme du Partenariat mondial du G8 contre la prolifération d’armes de destruction massive et de matières connexes. Je rappelle à ce titre que la présidence française du G8, en 2011, avait contribué à renforcer la place des questions liées à la sécurité et à la sûreté biologiques dans le cadre du PMG8. Un groupe de travail spécifique a d’ailleurs été créé, auquel la France participe Il s’agit d’une préoccupation majeure pour la France.

L’accord de don entre la France et l’OMS permettra le financement de deux projets de renforcement de la mise en œuvre du Règlement sanitaire international :

-  Le premier projet est ciblé sur le renforcement de la gestion de la qualité des laboratoires pour la détection précoce des événements biologiques dans trois pays d’Afrique francophone d’Afrique de l’Ouest. Il s’agira notamment de renforcer la capacité diagnostique des laboratoires, mais aussi leur gestion, à travers une démarche d’assurance-qualité et d’amélioration de la biosécurité ;

-  Le second projet est destiné au renforcement du volet ressources humaines par des outils et matériels de formation en langue française, en soutien au renforcement des capacités requises par le RSI. Il s’agira de rendre plus accessibles ces matériels de formation aux acteurs de santé publique dans les pays francophones.

En complément des activités relevant de la contre-prolifération, le renforcement des capacités est un élément clé pour l’atteinte des objectifs du PMG8, en particulier dans le domaine biologique. Ces deux projets y contribuent de manière opérationnelle.

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publié le 05/02/2016

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