Situation des droits de l’Homme au Soudan du Sud

34ème session du Conseil des droits de l’Homme

Dialogue interactif avec la Commission sur le Soudan du Sud

Intervention de la France - 14 mars 2017

La version prononcée fait foi.

Monsieur le Président,

La France s’associe à la déclaration de l’Union européenne. Nous remercions la commission pour son travail et exprimons notre vive préoccupation face à ses conclusions concernant l’accroissement des violences à grande échelle dans le pays.
Nous restons profondément préoccupés par l’ampleur et la gravité des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises par les parties au conflit au Soudan du Sud, en toute impunité, susceptibles de constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Nous appelons une nouvelle fois toutes les parties à cesser ces actes de violences.
Nous condamnons également à nouveau les attaques contre les acteurs humanitaires et le personnel des Nations Unies. Leur sécurité doit être garantie, conformément au droit international humanitaire, pour permettre l’efficacité de leur action alors que 100 000 civils sont victimes de famine dans le pays et des millions de personnes sont en situation d’urgence humanitaire.

Un an et demi après la signature de l’accord de paix d’août 2015, aucun progrès concret n’a été fait pour mettre en œuvre les mesures prévues dans cet accord pour lutter contre l’impunité. C’est pourtant indispensable afin de mettre un terme au cycle de violences et de représailles, et indissociable de tout processus de réconciliation nationale.

La France exhorte le Soudan du Sud à faciliter la mise en place rapide du Tribunal hybride avec l’appui de l’Union africaine afin que les responsables présumés des violations des droits de l’Homme répondent de leurs actes. Elle appelle également le gouvernement transitoire d’union nationale à appliquer l’ensemble des dispositions de l’accord de paix.

La France soutient à cette session du Conseil la résolution portée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Albanie et le Paraguay visant à renouveler le mandat de la commission sur les droits de l’Homme au Soudan du Sud, mais aussi à lui permettre de lui donner les capacités de collecter des preuves afin de contribuer aux efforts de lutte contre l’impunité. La France appelle toutes les parties à continuer à coopérer pleinement avec cette commission.

Je vous remercie./.

publié le 15/03/2017

haut de la page