Zika – Fin de l’urgence sanitaire de portée publique internationale

JPEGLe Comité d’urgence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au titre du Règlement sanitaire international (2005), avait considéré que les microcéphalies et autres troubles neurologiques associés au virus Zika constituaient une urgence sanitaire de portée publique internationale (USPPI) le 1er février 2016. Ce même comité a émis un avis le 18 novembre 2016, sur la base duquel le Directeur général de l’OMS a déclaré la fin de la qualification en USPPI.

Le Comité d’urgence considèrent que Zika et ses conséquences associées restent un défi conséquent et durable pour la santé publique, rendant nécessaire une action intense.

La déclaration en USPPI avait pour but principal de déterminer le lien de causalité entre Zika et les microcéphalies et autres troubles neurologiques associés. Ce lien étant avéré, la lutte contre le virus s’inscrit aujourd’hui dans le long terme. Cette requalification en programme de travail soutenu permet de renforcer l’action afin de poursuivre la recherche et d’établir une vision stratégique.

L’OMS coordonne la recherche notamment sur les tests de diagnostic, le développement d’un vaccin, les modes de transmission et la persistance du virus Zika dans le corps humain, selon une feuille de route disponible ici.

La France est particulièrement engagée dans la lutte contre le virus Zika, tant par son action dans les collectivités et territoires d’outre-mer concernés que par le biais de la coopération internationale (plus d’informations ici).

Informations sur le virus Zika
Zika est une maladie due à un virus transmis par des moustiques du genre Aedes, dont le moustique tigre. Le virus a été isolé pour la première fois en Ouganda en 1947. Des épidémies sont récemment survenues en Micronésie (2007) et Polynésie française (2013-2014). Le virus a ensuite circulé en Nouvelle Calédonie et dans d’autres îles du Pacifique.

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqure par le moustique. Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparait peu élevée et transitoire. Il n’existe pas de traitement curatif, ni de vaccin. Le traitement est donc symptomatique.

Le lien possible avec la survenue de complications neurologiques ou de cas de microcéphalie chez les fœtus et les nouveau-nés entrainant des malformations du système nerveux inquiète et mobilise les autorités scientifiques et sanitaires.

publié le 23/11/2016

haut de la page